« Pour enflammer les autres, il faut brûler soi-même » – extrait du Journal spirituel du fr. Marie-Joseph Lagrange, o.p. par fr. Manuel Rivero, o.p.

Pour le saint curé d’Ars, l’Évangile était un feu. Et sa hâte était de communiquer l’incendie. « Il n’y a que le premier pas qui coûte sur le chemin de l’abnégation. Une fois qu’on y est entré, ça va tout seul. Quand on a cette vertu de l’abnégation, on a tout. » (Mgr Dominique Rey, 26 septembre 2009, Notre-Dame-de-la-Seds, Toulon, Var.)

« Pour enflammer les autres, il faut brûler soi-même »

« Jésus, modèle et docteur de zèle.
La miséricorde ne demande rien à celui envers lequel on l’exerce. Le zèle va plus loin: c’est une disposition naturelle de nos âmes qui fait que nous nous préoccupons de l’avancement spirituel de ceux qui nous entourent.
Le zèle, c’est la vie de Notre Seigneur tout entière. C’est la dominante de sa vie ; il en fait dépendre la gloire de son Père ; l’œuvre du salut des âmes est son œuvre unique.
Il ne faut pas confondre le zèle avec l’activité naturelle, un besoin d’agitation de certaines âmes qui ne consentent jamais à vivre en paix. Avant de dépenser, il faut entasser ; pour enflammer les autres, il faut brûler soi-même.
Sanctifier les âmes par la vérité, c’est toute sa mission. »
(Extrait du Journal spirituel,(inédit). Séminaire d’Issy-les-Moulineaux, le 9 mai 1879).

(La Revue du Rosaire, L’Année sacerdotale et le Père Lagrange, n° 223, mai 2010)