Écho de notre page Facebook : Octobre 2026

 

4 octobre 2026

Fête de Notre Père Saint François d’Assise, + 1226.

Il faut épouser l’humilité comme saint François a épousé la pauvreté, par un vrai mariage mystique. Ne pas se pousser au premier plan, affirmer son moi, occuper les autres de son estime, de son affection.

(Marie-Joseph Lagrange, Journal spirituel)

800 ans après la mort de saint François d’Assise, la figure du Poverello continue d’évoquer sa belle radicalité. À l’occasion de cet anniversaire majeur (1226-2026), l’Église catholique célèbre une année jubilaire exceptionnelle, proclamée le 10 janvier 2026 par le pape Léon XIV. Ce Jubilé s’étendra jusqu’au 10 janvier 2027 et offrira aux fidèles la possibilité de recevoir une indulgence plénière, signe de pardon, de réconciliation et d’espérance. (Jour du Seigneur)

 

1er octobre 2026

Mémoire de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus. Vierge et Docteur de l’Église., + 1897.

Patronne secondaire de la France.

Le Père Lagrange et sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face

Dans son Journal spirituel, le père Lagrange, dévoile son désir de « se conformer à l’obéissance …mais amoureusement[1] ». Il savait que la perfection de la vie spirituelle ne se trouve pas dans l’obéissance servile mais dans la charité. La Vierge Marie brillait devant ses yeux comme le parfait modèle d’obéissance à la Parole de Dieu. Quand il priait, il comptait sur la prière de Marie auprès de son Fils : « Me voici à vos pieds, ô mon Jésus. Ma très douce Mère, tuus sum ego (Je suis tout à toi) ».

Enfant de Marie, le père Lagrange a vécu « « la voie de l’enfance spirituelle » à la suite de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. Au mois d’octobre 1925, après la lecture d’Histoire d’une âme de « la petite Thérèse », religieuse carmélite qui déclarait à la fin de sa vie façonnée par l’Esprit Saint, esprit de liberté : « Maintenant je fais ce que je veux », il met par écrit son émerveillement :

« Lu la vie de sainte Thérèse de Lisieux par elle-même. Première impression étrange. Elle parle tant d’elle, de ses goûts, des signes qu’elle a demandés et obtenus, de sa sainteté … avec tant de fleurettes, de jouets, on se sent si loin de saint Augustin ou de sainte Thérèse d’Avila … Mais le sens de tout cela est ama et fac quod vis (Aime et fais ce que tu veux). Dans l’immense clarté d’amour divin où elle vivait, elle se voyait si peu de chose qu’elle pouvait parler d’elle sans le moindre amour-propre. Admirable leçon qu’elle donne plus que tout autre saint, avec un abandon d’enfant gâtée [2]…»

Extrait de La Revue du Rosaire, n° 205, octobre 2008.

[1] Marie-Joseph Lagrange, Journal spirituel (deuxième cahier), 26 septembre 1924.

Transcription par le Fr. Renaud Escande, revue par le Fr. Bernard Montagnes.

[2] Marie-Joseph Lagrange, Journal spirituel (deuxième cahier), 16 octobre 1925.

Transcription par le Fr. Renaud Escande, revue par le Fr. Bernard Montagnes.

 

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