Écho de notre page Facebook : juin 2019

 

24 juin 2019

Nativité de saint Jean Baptiste par le père Lagrange

Zacharie s’adresse enfin à ce petit enfant qui lui a été donné et qui sera le Prophète du Très-Haut, bien plus, qui préparera ses voies. Les voies de Dieu ce sont les voies du Messie. Jean devant précéder celui qui à la fois sera l’envoyé de Dieu, et agira comme Dieu lui-même. Désormais l’espérance de la délivrance politique s’efface devant une lumière nouvelle, comme si les vrais ennemis n’étaient autres que les offenses à Dieu. Ce sera le ministère de Jean d’annoncer le salut par la rémission des péchés, en suite de la miséricorde du Cœur de Dieu, qui fera apparaître parmi les hommes un astre levé dans les hauteurs. Les hommes, même au pays d’Israël, sont assis dans des ténèbres épaisses, attendant la lumière du jour pour se mettre en marche. Le Messie leur indiquera le bon chemin, celui de la paix, où ils trouveront le salut. Ainsi le cantique [Benedictus (Luc 1, 67-80)] se termine comme il avait commencé : le Fils de David apparaît sous les traits d’un être divin, dont Jean ne sera que le précurseur. En attendant qu’il fût manifesté à Israël, l’enfant croissait, et la force de l’Esprit s’emparait de lui de plus en plus. Elle le poussa au désert pour le préparer à sa mission. (extrait deL’Évangile de Jésus Christ avec la synopse évangélique, p. Artège-Lethielleux, 2017.)

Photo d’une fresque montrant saint Jean Baptiste présenté à Zacharie par Spinello Aretino (14e)

 

Dimanche 23 juin 2019
Fête-Dieu, Fête du Corps et du Sang du Christ, appelée aussi Fête du Saint Sacrement.

« Ô Mère de Jésus, préparez-moi vous-même à la très douce fête de son Corps et de son Sang, mon bien, ma nourriture, mon tout.

(Marie-Joseph Lagrange, o.p., Journal spirituel, p. 176, Cerf, 2014.)

Photo EBAF (un document précieux) : Au début du XXe siècle, le vénérable père Lagrange présidait la procession solennelle du Saint Sacrement dans le parc de la basilique Saint-Étienne à Jérusalem.

 

16 juin 2019
La révélation de la Trinité des personnes divines par Marie-Joseph Lagrange o.p.
« Dans l’ignorance où nous sommes de Dieu, il nous est doux de savoir qu’il est Père, par conséquent infiniment tendre et indulgent ; Fils incarné pour nous, vivant en nous pour nous faire participer à ce qu’il tient du Père ; Esprit vivifiant et sanctificateur, principe de charité. Oh ! que cette révélation de la Trinité des personnes divines nous est utile, et qu’il en faut remercier Notre-Seigneur ! » (Journal spirituel, pp. 294-295, Cerf, 2014.)

Photo : Le mystère de la Trinité divine vue par Marc Chagall (1952-1953) Musée national Marc Chagall, Nice, Alpes Maritimes.

15 juin 2019

La Vierge de Miséricorde (détail) par Louis Brea, XVe-XVIe siècle. Chapelle de la Miséricorde. Nice (Alpes-Maritimes)

 

Bienheureuse Vierge Marie
Le père Lagrange, un grand serviteur de Marie, tellement grand et qui l’aimait, Elle, « la Vierge Fidèle », comme il disait, d’une affection si tendre, que l’on ose à peine – et en s’excusant – essayer de la raconter.
Le secret de sa vie, c’était ce grand amour pour « Marie Immaculée, Reine du Rosaire » : Le Père cachait jalousement ce trésor semblable à ces fleurs délicates et si belles que l’on craint de les cueillir en bouquet de peur qu’elles ne se fanent ! (Fr. Marie-Reginald Loew, disciple du père Lagrange, extrait de la Revue du Rosaire, octobre-novembre 1939.)

 

10 juin 2019 

Bonjour, la messe pour la cause de béatification du père Lagrange et aux intentions des membres de l’Association des amis du père Lagrange sera célébrée en la cathédrale de Saint-Denis (La Réunion. France), ce lundi de Pentecôte. Viens Esprit Saint sur l’Eglise et sur le monde! Fr. Manuel.

10 juin 2019
Lundi de Pentecôte

Marie, Mère de l’Église.
Louis Brea (1450-1525), église Ste Marie-Madeleine, Biot (Alpes-Maritimes)

Mémoire de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de l’Église suivant la volonté du pape François depuis 2018.

 

Quelle heureuse coïncidence qu’en ce jour, dédié à « Marie, Mère de l’Église », et comme chaque mois le 10, jour-anniversaire du départ au Ciel du père Lagrange, nous pouvons confier à l’intercession de la Mère du Christ et Mère de l’Église, tant vénérée par le père Marie-Joseph Lagrange, la cause de sa glorification.

 

 

 

 

 

Sur le sens de cette journée créée en l’honneur de Sainte Marie, Mère de l’Église, Une-nouvelle-messe-mariale-pour-le-lundi-de-Pentecôte-2018.pdf

 

9 juin 2019
Nouvelle promesse de la mission de l’Esprit (Jean 14, 25-26) par Marie-Joseph Lagrange o.p.

Les deux versets sont la conclusion de l’exhortation aux disciples touchant leur situation future, précédant les dernières paroles de consolation (27-31). C’est en même temps une allusion à l’enseignement que Jésus a donné jusqu’à présent, et qui sera continué par l’action du Paraclet déjà promis.
v.25) La liaison avec ce qui précède se fait sur l’idée de la parole. Les commandements de Jésus étant caractérisé comme ses paroles, ces paroles se sont fondues dans l’unité de la doctrine. C’est cette doctrine qu’il a exprimée jusqu’à présent, pendant qu’il était sur la terre, demeurant ainsi auprès de ses disciples. Mais il va partir, et il a déjà désigné celui qui doit le remplacer.
v.26) C’est le Défenseur qui figure ici bien clairement dans l’office du maître de doctrine. Il sera envoyé par le Père, non plus (v.16) à la prière du Fils, mais, ce qui est plus en situation, pour tenir la place du Fils et parler en son nom […] : comme le Fils est venu de la part du Père et pour parler en son nom, ainsi l’Esprit Saint parlera au nom du Fils. (L’Évangile selon Saint Jean, p. 391, Lecoffre-Gabalda, 1936.)

Photo : La Pentecôte, Évangile de Momik, musée d’Erevan, Matenadaran, Arménie. (Catalogue de l’exposition Armenia sacra, musée du Louvre, 2006-2007.)

 

8 juin 2019
Maternité divine de Marie

Alors novice au couvent royal de Saint-Maximin, le père Marie-Joseph Lagrange, note dans son Journal spirituel (Cerf, 2014, p. 104) : « La bienheureuse Vierge Marie a détruit dans sa personne toutes les hérésies : elle est Mère de Dieu, donc, le Fils de Dieu, Jésus Christ, n’est qu’une seule personne, et il a deux natures puisqu’il est aussi vraiment son Fils, né de sa substance. »

Père très saint, Dieu éternel et tout puissant, en ce jour où nous honorons la bienheureuse Vierge Marie : nous voulons te chanter, te bénir et te glorifier. Car elle a conçu ton Fils unique lorsque le Saint-Esprit la couvrit de son ombre, et gardant pour toujours la gloire de sa virginité, elle a donné au monde la lumière éternelle, Jésus Christ, notre Seigneur. (1ère préface de la Vierge Marie.)

Photo : Marie a conçu par la foi. (Saint Augustin.)

1er juin 2019
Saint Justin, philosophe, martyr, par Marie-Joseph Lagrange o.p.

Nous ne savons guère de saint Justin que son goût pour la philosophie, sa conversion et son martyre. Il a donc fallu le chercher dans ses écrits, et s’occuper moins de l’homme que de sa doctrine.

Sur l’homme, tout le monde est d’accord. Il n’y a qu’une voix pour rendre justice à cette âme honnête, à ce caractère droit et loyal, à cette intelligence éprise de vérité, à ce saint rempli de l’amour de Jésus-Christ, ardemment désireux du salut de tous les hommes.

Les écrits ont donné matière à de nombreuses controverses. Plusieurs sont perdus, d’autres ont été attribués faussement à saint Justin.  […]  L’œuvre de Justin est considérable. Son importance n’est pas douteuse. Placé entre les Pères apostoliques et les grands controversistes de la fin du second siècle, saint Irénée, Tertullien, saint Hippolyte, Justin est, sinon le premier par la date, du moins à la tête des apologistes grecs. Sa sincérité, sa confiance dans la force de la vérité, l’ont poussé à lever le voile des réunions liturgiques chrétiennes. Comme controversiste avec les Juifs, il occupe aussi un rang à part. Enfin, le premier, il a adressé à la raison humaine un sympathique appel.

L’accord cesse lorsqu’il s’agit d’apprécier la valeur intellectuelle de saint Justin. Son style est négligé et sa composition embarrassée ; ce sont choses dont il ne se souciait guère. Mais son esprit est-il aussi médiocre qu’on l’a dit tout récemment ? La parfaite exactitude de ses renseignements sur le judaïsme suffirait à prouver le contraire. Depuis longtemps on agite la question de savoir si Justin est un philosophe teinté de christianisme ou un franc chrétien qui a mis sa philosophie au service de sa foi. La seconde alternative est incontestablement la vraie. Si donc Justin s’est quelquefois trompé, comme il faut le reconnaître, ce n’est pas par suffisance philosophique, ou par manque de docilité aux enseignements de l’Église. Je crois pouvoir ajouter que ces erreurs ne sont point une conséquence de sa philosophie, mais le résultat d’une exégèse encore inexpérimentée. Son opinion sur le millénarisme vient de l’interprétation trop littérale des anciens prophètes et de l’Apocalypse. S’il a paru assez souvent subordonner le Fils au Père, c’est sous l’influence d’un texte biblique mal traduit en grec, et d’une théorie exégétique peu sûre à propos des apparitions de l’Ancien Testament.

Image héroïque du saint martyr palestinien, saint Justin n’a pas écrit une ligne sans être prêt à sceller de son sang les écrits qui lui ont inspirés sa foi et son amour pour Jésus-Christ.

Jérusalem, 21 novembre 1914
Fr. M.-J. Lagrange des Frères Prêcheurs,
Saint Justin. Philosophe, Martyr, Avant-propos. coll. « Les Saints », Librairie Victor Lecoffre. J. Gabalda, Éditeur, Paris, 1914.

Photo : Saint Justin, IIe siècle.