Écho de notre page Facebook : septembre 2020

14 septembre 2020
Exaltation de la Sainte Croix ou La Croix Glorieuse

 

« Ô Croix, dressez-vous dans mon âme, pour m’unir à Jésus : surtout réformer les passions et résister aux tentations. Abandonner sa volonté, se livrer à Dieu ! »

(M.-J. Lagrange o.p., Journal spirituel, 14 septembre 1883.)

 

Exaltation de la Sainte Croix-Niš-Serbia-Centro Aletti
Avec la Mère de Jésus et sainte Hélène

 

12 septembre 2020
Le Saint Nom de Marie

Le frère Marie-Joseph Lagrange o.p. met en lumière à la suite d’Origène le rôle de la Vierge Marie dans l’intelligence des Écritures :

« Il sied d’être timide à la suite d’Origène. Osons le dire : les évangiles sont la part choisie de toutes les Écritures, et l’évangile de Jean est la part choisie parmi les autres ; nul ne peut en acquérir l’esprit s’il n’a pas reposé sur la poitrine de Jésus, et s’il n’a reçu de Jésus, Marie pour sa mère. Le nom de Marie, cependant, ranime la confiance. C’est par elle que nous implorons la lumière surnaturelle nécessaire à l’intelligence, quelle qu’elle soit, d’un livre si chargé de sens divins. (M.-J. Lagrange, Évangile selon saint Jean, Paris, Gabalda, 1927, Avant-propos.)

Illustration : Nativité de la Vierge Marie

 

10 septembre 2020
Père Marie-Joseph Lagrange o.p. (7 mars 1855-10 mars 1938)

La messe de ce jour-anniversaire est célébrée par fr. Manuel Rivero o.p. aux intentions particulières des amis du père Lagrange et pour sa prochaine béatification dont le processus est en cours.

Soyons nombreux à nous joindre à cette prière :

 

9 septembre 2020
Bienheureux Alain de La Roche, le père Marie-Joseph et le Rosaire

 

 

Avec la Vierge Marie, le père Lagrange a médité l’Évangile dans la prière du Rosaire. Ce Rosaire prêché au XVe siècle par le bienheureux Alain de La Roche, dominicain, est une méthode de méditation de la vie du Christ. C’est en 1955 que le frère Joseph Eyquem, dominicain, créa les Équipes du Rosaire, mouvement d’Église qui existe aujourd’hui en France et dans le monde entier.

 

Illustration : Icône Alain de La Roche

 

 

 

8 septembre 2020
Nativité de la Vierge Marie

Pour moi, tous mes vœux ont été exaucés, la Ste Vierge Marie, à laquelle je me suis consacré de nouveau à ma tonsure, m’a présenté elle-même à Saint-Maximin, le jour de sa Nativité et le jour du Très Saint Rosaire. Puisse-t-elle être toujours ma Mère, ma Maîtresse, ma Reine, ma Dame, ma Patronne, ma Protectrice, mon Avocate auprès de Jésus : puisse-t-elle me donner un peu de l’amour dont son cœur était enflammé pour Jésus :

« Ô Marie, conduisez-moi par le plus court chemin au cœur de Jésus.
Guérissez ma mère qui est votre enfant : je mets tous les miens sous la garde de votre Cœur Immaculé.
Soyez félicitée mille fois, ô Marie, pour avoir répondu avec tant d’amour aux désirs du Divin Roi. »

« Écoute, ma fille, regarde et tends l’oreille (oublie ton peuple et la maison de ton père) – alors le roi désirera ta beauté. (Il est ton Seigneur, prosterne-toi devant lui ! Psaume 45 (44) 11-12). Dans la Tente sainte, en sa présence, j’ai officié ; c’est ainsi qu’en Sion je me suis établie, (et que dans la cité bien-aimée j’ai trouvé mon repos, qu’en Jérusalem j’exerce mon pouvoir (Siracide 24, 10-11). » (Marie-Joseph Lagrange, Journal spirituel.)

 

6 septembre 2020
Admission à la profession solennelle. Deux principaux défauts extérieurs ; 1. esprit caustique, moquerie ; 2. suffisance, entêtement dans les discussions. Remède intérieur : esprit surnaturel, humilité ; extérieur, le silence. (Marie-Joseph Lagrange, Journal spirituel, 6 septembre 1883.)

Illustration : S. Dominicus. Vade Praedica.

 

 

5 septembre 2020
Un combattant, le père Lagrange
La création de l’École biblique et la crise moderniste

par Bernard Montagnes o.p.

Que de fois le P. Lagrange n’a-t-il pas reçu de ses supérieurs romains le conseil de s’en tenir, dans la bataille scientifique engagée, à une tactique défensive ! Verrouiller les portes de l’Église, laisser les combattants du dehors s’entre-déchirer, se borner à des ripostes de circonstance en attendant que les acquis obtenus par d’autres s’imposent à tous, « est-ce vraiment ainsi que l’on sert la vérité et les âmes qui risquent de se heurter et de périr ? s’interrogeait Lagrange. Ne vaut-il pas mieux exposer ma tranquillité et même ma réputation que de me taire par une prudence selon la chair ? » Plutôt que de se tenir à l’écart en gémissant sur le malheur des temps ou de se replier en cédant le terrain conquis par la critique, Lagrange préfère se jeter au combat pour ravir à l’adversaire son arme la plus efficace : « seule la critique peut guérir le mal causé par la critique », estime-t-il. L’École biblique constitue, assure-t-il au maître de l’Ordre, « la plus haute entreprise intellectuelle qui puisse être tentée, enlever l’arme de la critique aux incrédules et aux protestants sur le domaine de l’Écriture ». La loyauté scientifique exige une stratégie offensive, dont Lagrange formule l’exigence à propos des sanctuaires d’authenticité douteuse, mais qui vaut tout autant pour les interprétations accoutumées d l’Écriture : « Le grand intérêt de l’Église est que nous soyons épris de la vérité pour démolir nous-mêmes les traditions certainement fausses, tout en maintenant les vraies. » (Bernard Montagnes o.p. Le père Lagrange (1855-1938) L’exégèse catholique dans la crise moderniste – Chap. IV – Les combats du père Lagrange – Le congrès de Fribourg (1897) – Extrait.)

Illustration : P. Bernard Montagnes o.p. et Me Andreas Frühwirth o.p. Maître de l’Ordre (1891-1904)

01 septembre 2020
Le père Lagrange. L’exégèse scientifique au service de l’Église

Le R.P. Maurice Gilbert, s.j. a fait un remarquable travail de collaboration dans le cadre du dossier de béatification du père Lagrange. Aux termes de l’un de ses articles : « Le père Lagrange. L’exégèse scientifique au service de l’Église », paru dans Rivista di teologia dell’Evangelizzazione (Bologne) 9 (2005), pp. 461-476, le R.P. Maurice Gilbert cite en conclusion le saint pape Paul VI :

En s’adressant en 1974 à la Commission biblique pontificale réunie à la suite de Vatican II, Paul VI se mit à parler « d’un grand

maître de l’exégèse, un homme dans lequel ont brillé d’une manière exceptionnelle la sagacité critique, la foi et l’attachement à l’Église : nous voulons dire le Père Lagrange. » Cet homme avait été convaincu du lien indissoluble entre l’Écriture et l’Église, convaincu qu’il ne peut y avoir contradiction entre la science vraie et la foi catholique, convaincu que l’exégèse critique doit cheminer d’un même pas avec la vie spirituelle et religieuse, convaincu enfin que seul le Magistère pontifical avait l’ultime parole dans l’interprétation de la Bible. Comme le dira le Concile Vatican II : « Il appartient aux exégètes de s’efforcer, suivant ces règles, de pénétrer et d’exposer plus profondément le sens de la Sainte Écriture, afin que, par leurs études en quelque sorte préalables, mûrisse le jugement de l’Église. (Dei Verbum, 12.)

Lire l’article en entier…

https://mj-lagrange.org/wp-content/uploads/2011/09/Gilbert-Le-Père-Lagrange.-Lexégèse-scientifique-au-service-de-lÉglise-par-RP-M.-Gilbert-avril-2017.pdf

Illustration : R.P. Maurice Gilbert s.j. et le saint pape Paul VI