Écho de notre page Facebook : novembre 2020

30 novembre 2020
Saint André, l’apôtre
L’appel définitif, par Jésus, de ses deux premiers disciples : Simon – dit Pierre et André son frère.

« Venez à ma suite, et je vous ferai pêcheurs d’hommes » (Mt 4, 18-20)

Dans son commentaire, le père Lagrange ne nomme pas André, mais il précise que Jésus fit comprendre à Simon dans quelle large mesure il serait associé à son œuvre, lui et d’autres avec lui.

Illustration : L’appel définitif de Jésus à André et à Pierre par Domenico Ghirlandaio (détail) (1481).

 

 

 

29 novembre 2020
Veillez !
1er dimanche de l’Avent (Marc 13, 33-37)
« Prenez garde, veillez, car vous ne savez pas quand ce sera le temps. »

Le P. Lagrange nous dit : Conclusion spéciale relativement à la venue du Fils de l’homme : il faut veiller. Jésus inculque cet avis au moyen d’une parabole parallèle à celle du figuier, mais d’un parallélisme antithétique. Le figuier représentait un signe ; il fallait donc être attentif aux signes des temps pour les interpréter. Quant au grand avènement, on ne sait rien et on ne peut rien prévoir. Il n’y a qu’une ressource, c’est de veiller, comme des serviteurs dont le maître viendra à l’improviste, peut-être tôt, peut-être tard. Dans le contexte de Marc, la parabole se rattache à la venue du Fils de l’homme pour juger. Mais chacun ne peut-il pas se dire que la mort est le moment où le Fils de l’homme viendra lui demander des comptes ?

(Marie-Joseph Lagrange o.p. Évangile selon saint Marc, « Études bibliques », Lecoffre-Gabalda, 4e éd., 1935)

 

26 novembre 2020
La prière

Quel que soit le sort que Dieu réserve aux siens dans ce monde, il veille sur eux, il entend leurs prières ; qu’ils ne se lassent pas de prier, ils seront délivrés selon les voies choisies par une Sagesse infinie. Ce qui ne signifie pas nécessairement une série de victoires miraculeuses qui convertiront le monde, car Jésus laisse ses disciples sous l’impression d’une inquiétude mélancolique : Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? Il en trouvera, il vient de nous le dire, puisque tant d’âmes seront sauvées, mais ces derniers temps, avec leur incurie de la justice divine, seront des temps d’épreuve, et c’est alors que la prière devra redoubler ses efforts (Marie-Joseph Lagrange. L’Évangile de Jésus Christ).

AUDIENCE GÉNÉRALEPAPE FRANÇOIS

Audience Générale Du 25 Nov. 2020 © Vatican Media

Catéchèse : « Le puissant moteur de l’évangélisation sont les réunions de prière »

NOVEMBRE 25, 2020 12:31  ANNE KURIAN-MONTABONEAUDIENCE GÉNÉRALEPAPE FRANÇOIS

« Nous devons retrouver le sens de l’adoration » (texte intégral)

« Le puissant moteur de l’évangélisation sont les réunions de prière », a assuré le pape François à l’audience générale de ce mercredi matin, 25 novembre 2020 : dans ces réunions, l’on fait « l’expérience vivante de la présence de Jésus » et l’on est « touché par l’Esprit ». « La prière diffuse la lumière et la chaleur », a-t-il souligné.

Poursuivant ses catéchèses sur le thème de la prière, le pape s’est penché sur l’expérience des premières communautés chrétiennes. « Nous devons retrouver le sens de l’adoration. Adorer, adorer Dieu, adorer Jésus, adorer l’Esprit », a-t-il notamment invité. Car « si l’Esprit Saint manque… il n’y a pas l’Eglise. Il y a un beau club d’amis, c’est bien, avec de bonnes intentions, mais il n’y a pas l’Eglise ».

« C’est Dieu qui fait l’Eglise, pas la clameur des œuvres, a rappelé le pape depuis la bibliothèque du palais apostolique. L’Eglise n’est pas un marché; l’Eglise n’est pas un groupe d’entrepreneurs qui vont de l’avant avec cette entreprise nouvelle. L’Eglise est l’œuvre de l’Esprit Saint, que Jésus nous a envoyé pour nous rassembler. »

Le pape François a aussi évoqué « la racine mystique de toute la vie croyante », résumée ainsi : « Dieu donne de l’amour, Dieu demande de l’amour. »

Catéchèse – 16. La prière de l’Eglise naissante

Chers frères et sœurs, bonjour!

Les premiers pas de l’Eglise dans le monde ont été rythmés par la prière. Les écrits apostoliques et la grande narration des Actes des apôtres nous décrivent l’image d’une Eglise en chemin, une Eglise active, qui trouve cependant dans les réunions de prière la base et l’impulsion pour l’action missionnaire. L’image de la communauté primitive de Jérusalem est un point de référence pour toute autre expérience chrétienne. Luc écrit dans le Livre des Actes: «Ils se montraient assidus à l’enseignement des apôtres, fidèles à la communion fraternelle, à la fraction du pain et aux prières» (2, 42). La communauté persévère dans la prière.

Nous trouvons ici quatre caractéristiques essentielles de la vie ecclésiale: premièrement, l’écoute de l’enseignement des apôtres; deuxièmement,  la préservation de la communion réciproque; troisièmement, la fraction du pain et, quatrièmement,  la prière. Celles-ci nous rappellent que l’existence de l’Eglise a un sens si elle reste solidement unie au Christ, c’est-à-dire dans la communauté, dans sa Parole, dans l’Eucharistie et dans la prière. C’est la manière de nous unir, nous, au Christ. La prédication et la catéchèse témoignent des paroles et des gestes du Maître; la recherche constante de la communion fraternelle préserve des égoïsmes et des particularismes; la fraction du pain réalise le sacrement de la présence de Jésus parmi nous: Il ne sera jamais absent, dans l’Eucharistie, c’est vraiment Lui.  Il vit et marche avec nous. Et enfin, la prière, qui est l’espace de dialogue avec le Père, à travers le Christ dans l’Esprit Saint.

Tout ce qui dans l’Eglise grandit en dehors de ces “coordonnées”, est privé de fondement. Pour discerner une situation, nous devons nous demander comment sont, dans cette situation, ces quatre coordonnées: la prédication, la recherche constante de la communion fraternelle – la charité -, la fraction du pain – c’est-à-dire la vie eucharistique – et la prière. Toute situation doit être évaluée à la lumière de ces quatre coordonnées. Ce qui ne rentre pas dans ces coordonnées est privé d’ecclésialité, n’est pas ecclésial. C’est Dieu qui fait l’Eglise, pas la clameur des œuvres. L’Eglise n’est pas un marché; l’Eglise n’est pas un groupe d’entrepreneurs qui vont de l’avant avec cette entreprise nouvelle. L’Eglise est l’œuvre de l’Esprit Saint, que Jésus nous a envoyé pour nous rassembler. L’Eglise est précisément le travail de l’Esprit dans la communauté chrétienne, dans la vie communautaire, dans l’Eucharistie, dans la prière, toujours. Et tout ce qui grandit en dehors de ces coordonnées est privé de fondement, est comme une maison construite sur le sable (cf. Mt 7, 24). C’est Dieu qui fait l’Eglise pas la clameur des œuvres. C’est la parole de Jésus qui remplit de sens nos efforts. C’est dans l’humilité que se construit l’avenir du monde.

Parfois, je ressens une grande tristesse quand je vois certaines communautés qui, avec de la bonne volonté, se trompent de chemin, parce qu’elles pensent faire l’Eglise avec des rassemblements, comme si c’était un parti politique:  la majorité, la minorité, que pense celui-là, celui-ci, l’autre… “C’est comme un synode, un chemin synodal que nous devons faire”. Je me demande: où est l’Esprit? Où est la prière? Où est l’amour communautaire? Où est l’Eucharistie? Sans ces quatre coordonnées, l’Eglise devient une société humaine, un parti politique – majorité, minorité  –, on fait les changements comme s’il s’agissait d’une entreprise, par majorité ou minorité… Mais ce n’est pas l’Esprit Saint. Et la présence de l’Esprit Saint est précisément garantie par ces quatre coordonnées. Pour évaluer une situation, si elle est ecclésiale ou si elle n’est pas ecclésiale, demandons-nous s’il y a ces quatre coordonnées: la vie communautaire, la prière, l’Eucharistie… [la prédication], comment se développe la vie dans ces quatre coordonnées. Si cela manque, l’Esprit manque, et si l’Esprit manque nous serons une belle association humanitaire, de bienfaisance, c’est bien, c’est bien, également un parti, disons ainsi, ecclésial, mais il n’y a pas l’Eglise. Et c’est pourquoi l’Eglise ne peut pas grandir avec ces choses: elle grandit non par prosélytisme, comme n’importe quelle entreprise, mais par attraction. Et qui anime l’attraction? L’Esprit Saint. N’oublions jamais cette parole de Benoît XVI: “L’Eglise ne grandit pas par prosélytisme, elle grandit par attraction”. Si l’Esprit Saint manque, alors que c’est ce qui attire à Jésus, il n’y a pas l’Eglise. Il y a un beau club d’amis, c’est bien, avec de bonnes intentions, mais il n’y a pas l’Eglise, il n’y a pas de synodalité.

En lisant les Actes des apôtres, nous découvrons alors que le puissant moteur de l’évangélisation sont les réunions de prière, où celui qui participe fait l’expérience vivante de la présence de Jésus et est touché par l’Esprit. Les membres de la première communauté – mais cela est toujours valable, également pour nous aujourd’hui – perçoivent que l’histoire de la rencontre avec Jésus ne s’est pas arrêtée au moment de l’Ascension, mais continue dans leur vie. En racontant ce qu’a dit et fait le Seigneur – l’écoute de la Parole – , en priant pour entrer en communion avec Lui, tout devient vivant. La prière diffuse la lumière et la chaleur: le don de l’esprit fait naître en elles la ferveur.

A ce propos, le Catéchisme a une expression très riche. Il dit ainsi: «L’Esprit Saint […] rappelle ainsi le Christ à son Eglise orante, la conduit aussi vers la Vérité tout entière et suscite des formulations nouvelles qui exprimeront l’insondable Mystère du Christ, à l’œuvre dans la vie, les sacrements et la mission de son Eglise» (n. 2625). Voilà l’œuvre de l’Esprit dans l’Eglise: rappeler Jésus. Jésus lui-même l’a dit: Il vous enseignera et vous rappellera. La mission est rappeler Jésus, mais pas comme un exercice mnémonique. Les chrétiens, en marchant sur les chemins de la mission, rappellent Jésus alors qu’ils le rendent à nouveau présent; et de Lui, de son Esprit, ils reçoivent l’“élan” pour aller, pour annoncer, pour servir. Dans la prière, le chrétien se plonge dans le mystère de Dieu qui aime chaque homme, ce Dieu qui désire que l’Evangile soit prêché à tous. Dieu est Dieu pour tous, et en Jésus chaque mur de séparation est définitivement détruit: comme le dit saint Paul, Il est notre paix, c’est-à-dire «celui qui des deux n’a fait qu’un peuple» (Ep 2, 14). Jésus a fait l’unité.

Ainsi, la vie de l’Eglise primitive est rythmée par une succession incessante de célébrations, de convocations, de temps de prière aussi bien communautaire que personnelle. Et c’est l’Esprit qui donne la force aux prédicateurs qui se mettent en voyage, et qui par amour de Jésus sillonnent les mers, affrontent des dangers, se soumettent à des humiliations.

Dieu donne de l’amour, Dieu demande de l’amour. Telle est la racine mystique de toute la vie croyante. Les premiers chrétiens en prière, mais également nous qui venons de nombreux siècles après, vivons tous la même expérience. L’Esprit anime chaque chose. Et chaque chrétien qui n’a pas peur de consacrer du temps à la prière peut faire siennes les paroles de l’apôtre Paul: «Ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi» (Ga 2,20). La prière te rend conscient de cela. Ce n’est que dans le silence de l’adoration que l’on fait l’expérience de toute la vérité de ces paroles. Nous devons retrouver le sens de l’adoration. Adorer, adorer Dieu, adorer Jésus, adorer l’Esprit. Le Père, le Fils et l’Esprit: adorer. En silence. La prière d’adoration est la prière qui nous fait reconnaître Dieu comme début et fin de toute l’histoire. Et cette prière est le feu vivant de l’Esprit qui donne force au témoignage et à la mission. Merci.

© Librairie éditrice du Vatican

 

25 novembre 2020
Ste Catherine [d’Alexandrie, Vierge et Martyre].

Le 25 novembre 1880, Journal spirituel, Fr. Marie-Joseph Lagrange écrit :
Nous sommes allés en promenade sans l’habit religieux : du moins ceux qui le portaient le dissimulaient par une douillette.

« Ô mon Jésus, nous sommes donc bien la balayure de la terre, puisque chassés de France nous ne pouvons marcher à découvert dans la catholique Espagne. Daignez nous fortifier par votre grâce et faire de nous des sauveurs d’âmes. »

 

Illustration : Miracle : le corps de sainte Catherine d’Alexandrie est transportée par les anges au Sinaï par Karl von Blaas (19e)

 

24 novembre 2020
Bonjour,
L’Eglise se réjouit de faire mémoire des martyrs du Vietnam canonisés par le saint pape Jean-Paul II le 19 juin 1988. Ce fut une grande joie personnelle que de participer à cette canonisation à Rome avec la paroisse vietnamienne de  Paris après avoir réalisé le documentaire sur les martyrs des Missions Etrangères de Paris et de l’Ordre des prêcheurs, dominicains, à Paris et à Elorrio (Vizcaya. Espagne), pour le Jour du Seigneur (France 2).

L’an dernier, à l’occasion du chapitre général au Vietnam, jle Seigneur m’a fait la grâce de visiter un peu le Vietnam et de découvrir le fruit porté par tant de souffrances de la part des chrétiens au Vietnam : laïcs, religieux et religieuses, prêtres, évêques. Les vocations très nombreuses au Vietnam proviennent de la région des martyres, dans le nord du pays, au Tonkin.

Bonne fin de l’année liturgique avec ma prière au Seigneur qui vient.
Fr. Manuel

 

Saint Théophane Vénard
Missionnaire de la Société des Missions étrangères de Paris, missionnaire au Tonkin et martyr


Né le 21 novembre 1829 à Saint-Loup-sur-Thouet ; mort décapité à Hanoi le 2 février 1961. Canonisé le 19 juin 1988.

À son père

20 janvier 1861

« Très cher, honoré et bien-aimé Père,

Puisque ma sentence se fait encore attendre, je veux vous adresser un nouvel adieu qui sera probablement le dernier. Les jours de ma prison s’écoulent paisiblement. Tous ceux qui m’entourent m’honorent, un bon nombre me portent affection. Depuis le grand mandarin jusqu’au dernier soldat, tous regrettent que la loi du royaume me condamne à mort. Je n’ai point eu à endurer des tortures comme beaucoup de mes frères. Un léger coup de sabre séparera ma tête, come une fleur printanière que le maître du jardin cueille pour son plaisir.

Nous sommes tous des fleurs plantées sur cette terre et que Dieu cueille en son temps, un peu plus tôt, un peu plus tard. Autre est la rose empourprée, autre est le lys virginal, autre l’humble violette. Tâchons tous de plaire, selon le parfum ou l’éclat qui nous sont donnés, au Souverain Seigneur et Maître.

Je vous souhaite, cher Père, une longue paisible et vertueuse vieillesse. Portez doucement la croix de cette vie, à la suite de Jésus, jusqu’au Calvaire d’un heureux trépas. Père et fils se retrouveront en Paradis. Moi, petit éphémère, je m’en vais le premier. Adieu !

Votre très dévoué et respectueux fils.

J.T. Vénard, M.S.

………………………

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus sur les écrits de père Théophane Vénard : « Ce sont mes pensées, mon âme ressemble à la sienne. »

Deniers entretiens. Nous savons ainsi que, peu après avoir lu le livre consacré au missionnaire martyrisé à Hanoi, Thérèse exprima le désir d’être envoyée au carmel de cette ville, récemment fondé par celui de Saigon, qui devait lui-même son existence à Lisieux.

Thérèse demande une image de Théophane Vénard. Mère Agnès lui procura cette joie : elle lui remit un portrait de Théophane le 10 août 1897 et une relique le 6 septembre.

Poème composé par Thérèse pour Théophane Vénard : 

« Ton court exil fut comme un doux cantique, dont les accents savaient toucher les cœurs. Et, pour Jésus, ton âme poétique, à chaque instant, faisait naître des fleurs …

En t’élevant vers la céleste sphère, ton chant d’adieu fut encore printanier : tu murmurais : « Moi, petit éphémère, dans le beau ciel, je m’en vais le premier ! »

Ah ! Si j’étais une fleur printanière que le Seigneur voulut bientôt cueillir descend du ciel à mon heure dernière, je t’en conjure, ô bienheureux Martyr !

De ton amour aux virginales flammes, viens m’embrasser en ce jour mortel et je pourrai voler avec les âmes qui forment ton cortège éternel. »

2 février 1897

 

23 novembre 2020
Mémoire de la Sainte Vierge Marie

« Ô Vierge Marie ! Ne m’abandonnez pas ! Je m’abandonne entièrement à vous. Je ne m’inquiète de rien, ni si cette retraite me changera, ni si elle sera le salut de tel frère, ni même si j’y recevrai beaucoup de grâces, je remets tout entre vos mains : je m’efforcerai seulement de bien faire les exercices dans les dispositions de votre Cœur Immaculé ! Aimer Jésus sans tant m’inquiéter de ce qui se passe en moi. » (Fr. Marie-Joseph Lagrange, o.p., Journal spirituel, Cerf, 2014.)

Illustration : La Vierge Marie et l’Enfant Jésus. Icône russe.

 

 

 

 

22 novembre 2020
Solennité du Christ Roi de l’Univers
Le Jugement dernier (Mt 31-46)

[Dans cette parabole,] Jésus se met lui-même en scène, à son avènement dernier, assis sur le trône de gloire qui était celui de Dieu, et qui devient le sien. Déclaration presque aussi solennelle que celle qu’il fera devant le Sanhédrin comme Fils de Dieu. Le voici donc entouré de tous les anges, séparant les élus des autres, comme un berger sépare les brebis, blanches et dociles, des boucs noirs et récalcitrants. Les élus sont à sa droite, comme ses amis, les boucs à la gauche représentent les réprouvés. […] Pourtant la parabole nous porte à espérer la miséricorde même en faveur des pécheurs s’ils ont assisté leur prochain charitablement [en vue du Christ].

(Marie-Joseph Lagrange o.p., L’Évangile de Jésus Christ avec la synopse, Artège, 2018, p. 530-531.

 

Illustration : Christ, Sauveur du monde par Andrea Previtali (16e)
Jésus, Serviteur

 

21 novembre 2020

Mémoire de la Présentation de la Vierge Marie

 

 

La marque d’un véritable enfant de Marie, c’est la fidélité à la grâce : pour cela demander une profonde humilité et une contrition parfaite – les deux grâces que j’avais demandées.

(Marie-Joseph Lagrange. Journal spirituel, 21 novembre 1879, Cerf, 2014)

Illustration : Présentation de la Vierge Marie (détail), auteur inconnu.

 

 

 

20 novembre 2020

 

« Ma maison sera une maison de prière ; et vous en avez fait une caverne de brigands ! » (Lc 19,46)

Dans l’Évangile de Jésus Christ avec la synopse, p. 110 le père Lagrange nous dit :

Jésus ne toléra pas cette profanation. Sans autre mandat que son titre de Fils, il ne veut pas que la maison de son Père soit un marché. […] L’action de Jésus fut si vive que les disciples étourdis, ne songèrent pas à s’y associer. En y réfléchissant – peut-être assez longtemps après –, ils comprirent ce zèle et se souvinrent de ce que l’Écriture avait dit du zèle pour la maison de Dieu : « Le zèle de ta maison me consumera (Ps 69,10). » Cette parole du psalmiste s’appliquait bien à Jésus, dévoré de zèle, comme autrefois Élie (1 R 19,10), avec le pressentiment que ce zèle pourrait bien lui coûter cher.

Illustration : Jésus chassant les vendeurs du temple (détail) par Jean Jouvenet (17e)

 

19 novembre 2020
L’Apocalypse de Jean (5, 1-10)

Commenté par le père Lagrange dans son Journal spirituel :
4e vision X, 1-s.

Après la vision de celui qui est sur le Trône, comme au Sinaï, glorifié par les quatre animaux et les vingt-quatre vieillards, et dans sa main droite un Livre, le Livre des destinées, et personne ne pouvait l’ouvrir et l’ange dit : Qui est digne ? et personne, et je pleurais… alors un des vieillards me dit : ne pleure point ; voici que le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David a vaincu, de manière à pouvoir ouvrir le Livre et ses sept sceaux… Et je vis et voici qu’au milieu du Trône et au milieu des vieillards un Agneau était debout ; il semblait avoir été immolé… et quand il eut reçu le Livre, les quatre animaux et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’Agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or pleines de parfum qui sont les prières des saints. Ils chantaient un cantique nouveau en disant : Vous êtes digne d’ouvrir le Livre, car vous avez été immolé, et vous les avez rachetés pour Dieu, par votre sang, de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, de toute nation, et vous les avez faits rois et prêtres, et ils règneront sur la terre… Puis l’immense multitude des anges : l’Agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la sagesse, la richesse, la force, l’honneur, la gloire et la bénédiction… Et toutes les créatures… À celui qui est assis sur le Trône et à l’Agneau, louange, honneur, gloire et puissance dans les siècles des siècles.

Nota : Quatre animaux ou Vivants : associés aux quatre évangélistes
Vingt-quatre Vieillards ou Prophètes
Le Livre des destinées : l’Apocalypse
Le lion de la tribu de Judas : le Messie
Les sept sceaux : annonce d’événements successifs

Illustration : Saint Jean recevant les révélations. Partie de la tapisserie monumentale de l’Apocalypse d’Angers commandée par Louis Ier d’Anjou (14e).

 

18 novembre 2020
L’Apocalypse de saint Jean (4, 1-11)

« C’est le livre de l’avènement : Venez, Seigneur Jésus, nous attendons votre avènement dans nos âmes… l’humilité, l’esprit de sacrifice, le don de soi, mais aussi l’énergie indomptable d’âmes qui se sont dévouées à vous, venez.

Ô Marie, sainte Mère de Dieu, rendez-nous dignes de le recevoir

Venez Seigneur Jésus.

Venez, Seigneur Jésus, nous attendons votre avènement dans nos âmes… l’humilité, l’esprit de sacrifice, le don de soi, mais aussi l’énergie indomptable d’âmes qui se sont dévouées à vous, venez.

Ô Marie, sainte Mère de Dieu, rendez-nous dignes de le recevoir

Venez Seigneur Jésus. »

(Marie-Joseph Lagrange, Journal spirituel, Cerf, 2014)

En avril 2020, fr. Jean-Michel Poffet o.p., ancien directeur de l’École biblique de Jérusalem, a donné sept cours sur l’Apocalypse : Une « Révélation » du Christ en vue du Bonheur. Vous pouvez retrouver ces cours sur youtube : L’Apocalypse. Cours de fr. Jean-Michel Poffet o.p.

Illustration ; L’Apocalypse par Giuseppi Papetti
L ‘une des visions de l’apôtre Jean interprétée par le peintre.

17 novembre 2020
« Le Fils de l’homme est venu pour chercher et pour sauver ce qui était perdu » (Luc 19, 10)

Le P. Lagrange nous dit à ce sujet que le fait de Zachée a servi aux disciples atténués de Pélage pour soutenir que dans l’œuvre du salut le premier mouvement devait venir de l’homme. – Serait-il cependant monté sur son sycomore, s’il n’avait été ému dans le cœur par la présence de Jésus, venu à Jéricho pour le convertir ? C’est donc bien Dieu qui commence, mais il faut suivre son impulsion comme Zachée, le saint ami du Sauveur que la France honore à Rocamadour. (L’Évangile de Jésus Christ avec la synopse évangélique, Artège, 2017, p. 458.)

Illustration : Jésus appelle Zachée

 

16 novembre 2020
Près de Jéricho, guérison de l’aveugle Bartimée (Luc 18, 35-43)

« Fils de David, aie pitié de moi ! » Jésus était déjà passé. Touché de son malheur, et aussi de tant de confiance, il s’arrêta : « Appelez-le ! » La foule, mobile comme toujours, s’intéresse maintenant à l’aveugle. « Courage ! lève-toi ; il t’appelle. » Alors l’homme au lieu de s’avancer en tâtonnant pour bien faire constater qu’il était aveugle et inspirer la pitié, jette son manteau pour être plus libre, bondit, et d’un instinct très sûr se trouve en face de Jésus. Afin de lui permettre d’exprimer publiquement sa foi, le Sauveur demande à l’aveugle : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » Mais que peut désirer un aveugle ? « Maître, que je voie ! » et Jésus lui dit : « Va ; ta foi t’a sauvé. » Aussitôt il fut guéri et il le suivit, et sa reconnaissance éclatant en louanges envers Dieu, la curiosité de la foule se transforma en une pieuse admiration.

(Marie-Joseph Lagrange o.p. L’Évangile de Jésus Christ avec la synopse, Artège, 2017)

Illustration : La guérison de Bartimée par Jésus, école italienne (17e).

 

14 novembre 2020
La prière instante
En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples une parabole sur la nécessité de prier sans se décourager (Luc 18, 1-8).

Dans son commentaire pour cette parabole le père Lagrange écrit : Quel que soit le sort que Dieu réserve aux siens dans ce monde, il veille sur eux, il entend leurs prières ; qu’ils ne se lassent pas de prier, ils seront délivrés selon les voies choisies par une Sagesse infinie. Ce qui ne signifie pas nécessairement une série de victoires miraculeuses qui convertiront le monde, car Jésus laisse ses disciples sous l’impression d’une inquiétude mélancolique : « Cependant, le Fils de l’homme, quand il viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » Il en trouvera, il vient de nous le dire, puisque tant d’âmes seront sauvées, mais ces derniers temps avec leur incurie de la justice divine seront des temps d’épreuve, et c’est alors que la prière devra redoubler ses efforts. (L’Évangile de Jésus Christ avec la synopse, Artège, 2017, p. 426.)

Illustration : Ego sum lux mundi.
Une des attitudes de saint Dominique en prière (image tirée d’un manuscrit de 1280 environ)

 

12-13 novembre 2020
La venue du Règne de Dieu, la révélation du Fils de l’homme et le jugement. (Lc 17, 20-37)

Commentaires (extraits) du père Lagrange :

« Il s’agit du Règne de Dieu, tel qu’il existe ici-bas. Dieu règne en nous par la justice, la paix et la joie dans l’Esprit Saint (Épître aux Romains 14, 17). »

« Le thème du discours est la révélation du Fils de l’homme et le jugement. Il se subdivise en cinq petites sections : Ne pas chercher le Fils de l’homme, parce qu’il se manifestera clairement (Lc 17, 22-25) ; les hommes seront dans l’insouciance (26-30) ; il faudra se détacher de tout (31-33) ; alors aura lieu le jugement (34-35), et le rassemblement des élus (37). » (Évangile selon saint Luc, Lecoffre-Gabalda, 1941).

Illustration : Jésus et ses disciples (détail) par Masaccio (15e)
La ronde des élus (détail) Fra Angelico (15e)

10 novembre 2020
Jour-anniversaire de la « naissance au ciel » du fr. Marie-Joseph Lagrange o.p.
Comme chaque mois à cette date, Fr. Manuel Rivero o.p. célèbre la messe à vos intentions particulières, vous, amis du père Lagrange et pour que la sainteté de la vie de ce grand spirituel soit reconnue publiquement. En union de prières.

 

 

 

8 novembre 2020
Parabole des vierges prudentes et des vierges folles (Mt 25 1-13)

Extrait du commentaire du père Lagrange :

La parabole de ce jour n’est pas une allégorie. L’époux ne juge pas comme le fera le Fils de l’homme qu’il ne représente pas directement, et ne fait pas le discernement des dispositions du cœur. La comparaison met seulement ce point en relief – mais avec quelle force ! – que tout est inutile si l’on n’est pas prêt au moment où le Fils de l’homme se présente pour introduire les invités à son festin. […]

Il faut donc laisser à Dieu le choix de ses interventions et de l’heure, et se tenir toujours prêt. Quant aux dispositions qu’il faut apporter au jugement, Jésus les a fait connaître, soit par la parabole des talents sur la fidélité à travailler pour lui en attendant sa venue, soit surtout par le tableau du jugement dernier (Mt 25 31-46).

(L’Évangile de Jésus Christ avec la synopse, Artège, 2017.)

Illustration : Parabole de la vierge sainte et des vierges folles (détail) par Friedrich Wilhelm Schadow (19e)

 

7 novembre 2020
Fête de tous les saints de l’Ordre des Prêcheurs

« N’avons-nous pas éprouvé souvent, mes frères, ce sentiment de réconfort, cette consolation, et une nouvelle énergie en pensant à nos saints, à cette glorieuse assemblée présidée par Jésus, où Marie règne à sa droite, où les anges et les saints mêlés ensemble louent le Seigneur qu’ils contemplent et qu’ils possèdent. » (Marie-Joseph Lagrange o.p., Journal spirituel)

Illustration : Tous les saints de l’Ordre des Prêcheurs-Dominicana

 

 

6 novembre 2020
Sur l’usage des biens du monde (Lc 16, 1-8)

Commentaire du père Lagrange (extrait) :

Les paraboles sur la joie que donne à Dieu le retour d’un pécheur sont donc terminées par une vue sur l’intimité du juste avec son Seigneur. Elles ne changent rien au principe essentiel de la résolution qu’il faut prendre de le servir coûte que coûte. On dirait que Jésus est revenu cette fois sur ce thème du renoncement, pour en marquer l’aspect positif et encourageant. Il avait dit : « Celui qui ne renonce pas à tous ses biens ne peut être mon disciple » (Lc 13, 33).

Mais fallait-il se dépouiller complètement ? Et que faire de ce qu’on rejetait pour suivre Jésus ? Sa doctrine n’est pas un nihilisme destructeur, mais une invitation à la charité envers le prochain. C’est aux pauvres qu’il faut donner ces richesses dont on se débarrasse, et, même si on les garde, on ne doit se considérer que comme un administrateur au nom de Dieu. Cet enseignement débute par la parabole de l’économe infidèle, qui passe pour difficile et qui est cependant très claire.

Illustration : Mosaico que representa a Jesús acompañado por dos discípulos –realizado por el Centro Aletti-Fuente: News. va Español

 

5 novembre 2020
Parabole de la drachme perdue et retrouvée

« Ainsi je vous le dis : il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15,10).

« La joie dans le ciel, parmi les anges, et aussi en Dieu ; car la vie de Dieu n’est-elle pas la béatitude et la joie ? Mais, comment lui attribuer quelque chose qui ressemble à de la sollicitude ? Et certes, nous savons par les philosophes que Dieu est impassible. Mais, à quoi cela nous sert-il religieusement ? Ce qui nous est bon, c’est de savoir qu’il y a dans la plénitude de ses perfections quelque chose qui remplace et qui dépasse infiniment la plus tendre sollicitude humaine. C’est cette connaissance qui fait que le pécheur ose aimer Dieu, et ce sont ces sentiments du Père que Jésus nous a révélés dans la parabole de l’enfant prodigue. » (Marie-Joseph Lagrange, o.p. dans L’Évangile de Jésus Christ avec la synopse évangélique, Artège, 2017.)

Illustration : An angel band in Fra Angelico “Paradise,” 1431–35. (Greg Cook)

 

 

 

4 novembre 2020

Pensée du père Lagrange

« Heureux sommes-nous d’avoir été choisis par Jésus pour lui rendre témoignage dans des temps si durs aux croyants… » (Journal spirituel, 22 décembre 1907).

 

Icône Christ tendresse, Jésus et Jean de sœur Marie Paul, moniale bénédictine du Mont-des-Oliviers-Jérusalem.

 

 

 

 

3 novembre 2020
Saint Martin de Porrès, dominicain (1579-1639), surnommé « Martin de la Charité »
Canonisé par le saint pape Jean XXIII le 16 mai 1962.

Sur la charité, le père Lagrange écrit dans son Journal spirituel :

« Quant à ceux qui disent que désormais le monde est mûr pour les vertus naturelles, que la religion chrétienne a conduit au grand principe de la charité, mais que son dogme est désormais superflu… fade rêverie qui ne tient pas compte des faits : que sont les vertus naturelles sans religion, où sont-elles ? L’argument des vertus réservées, chasteté, humilité les touche peu, ils ne les regardent pas comme nécessaires à la bonne marche du monde. Il faut répondre que l’existence de ces vertus est une preuve du divin. »

Martin est né en 1579 à Lima, au Pérou. Sa mère est une descendante des esclaves noirs et son père est chevalier espagnol. Ils ne sont pas mariés et c’est sa mère qui l’élève seul. À cause de sa couleur, son père l’abandonne. L’étymologie de mulâtre et de mulâtresse dérive de l’espagnol « mulo » signifiant… mulet ! Martin de Porrès n’avait donc guère de valeur aux yeux des colons vivant à Lima, en cette fin de XVIe siècle.

À 12 ans, Martin devient plutôt barbier qu’infirmier. À l’époque, les barbiers soignent aussi les blessures. Martin donne son temps pour soigner les plus pauvres et va chaque jour à l’église. À 16 ans, au couvent dominicain Notre-Dame du Rosaire, il devient simple « donatus » (frère donné), plus bas « échelon » chez les prêcheurs, puis frère convers. Il balaye, lave le couvent et joue aussi le rôle d’infirmier, car se confirme en lui un vrai don pour soigner et même guérir.

Malgré l’interdiction qui lui est faite par son prieur, Martin se met à ramener dans sa cellule malades et blessés. Alors qu’on le morigénait d’avoir enfreint les consignes, il se serait exclamé avec une ingénuité :« J’ignorais que le vœu d’obéissance l’emportait sur le précepte de charité. » Il distribue à des personnes démunies de la nourriture et des soins sans différencier riches et pauvres, leur donnant parfois son propre repas. Le pape l’appellera « Martin de la Charité ».

On dit aussi qu’il parlait aux animaux, aux souris, aux dindons, aux chiens errants, qu’il nourrissait. C’est pourquoi on le représente souvent dans les peintures ou les statues accompagné d’un animal. (Monastère des Dominicaines d’Estavayer-Le-Lac)

Illustration : Saint Martin de Porrès (peintre inconnu)

 

2 novembre 2020

 

À tous nos chers défunts

« La présence de Jésus en nous, qui m’a été on peut dire révélée, aide à comprendre le mystère de la vie éternelle.

[…] en ce moment les arbres semblent morts, ne croyez-vous pas que la vie agit en silence… c’est le mouvement, le mouvement de la foi, le mouvement de l’espérance, le mouvement de la charité » (Marie-Joseph Lagrange. Journal spirituel).

À la mémoire de Vincent, Nadine et Simone. Notre prière les accompagne ainsi que leurs chères familles dans ce deuil atroce.

« Pour moi je serai à jamais avec toi, quel autre ai-je au ciel que toi, avec toi je ne veux rien sur la terre, ma chair et mon cœur se consument, mon partage c’est Dieu à jamais. » [ls 72, 25-26] Cité par Fr. Marie-Joseph Lagrange o.p. dans son Journal spirituel.

Litanie des saints

Seigneur, prends pitié.
Seigneur, prends pitié. 
Ô christ, prends pitié.
Ô christ, prends pitié. 
Seigneur, prends pitié.
Seigneur, prends pitié. 

I

Sainte Marie, priez pour nous.
Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.
Sainte Vierge des Vierges, priez pour nous.

Saints Michel, Gabriel et Raphaël, priez pour nous.
Saints Anges et Archanges, priez pour nous.
Assemblée sainte des esprits bienheureux, priez pour nous.

Abraham et Élie, priez pour nous.
Saint Jean-Baptiste et saint Joseph, priez pour nous.
Saints patriarches et prophètes, priez pour nous.

II

Saint Pierre et saint Paul, priez pour nous.
Saint Jacques et saint Jean, priez pour nous.
Saint André et saint Thomas, priez pour nous.

Saint Jacques et saint Philippe, priez pour nous.
Saint Barthélémy et saint Matthieu, priez pour nous.
Saint Simon et saint Jude, priez pour nous.

Saint Mathias et saint Barnabé, priez pour nous.
Saint Luc et saint Marc, priez pour nous.
Saints apôtres et saints évangélistes, priez pour nous.

III

Sainte Marie-Madeleine, priez pour nous.
Vous tous, disciples du Seigneur, priez pour nous.
Tous les saints innocents, priez pour nous.

Saint Étienne et saint Laurent, priez pour nous.
Saint Ignace d’Antioche, priez pour nous.
Saints Corneille et Cyprien, priez pour nous.

Saintes Perpétue et Félicité, priez pour nous.
Sainte Agnès et sainte Cécile, priez pour nous.
Vous tous, saints martyrs, priez pour nous.

IV

Saint Basile et saint Athanase, priez pour nous.
Saint Ambroise et saint Augustin, priez pour nous.
Saint Grégoire et saint Jérôme, priez pour nous.

Sainte Catherine de Sienne, priez pour nous.
Sainte Thérèse d’Avila, priez pour nous.
Saints docteurs et confesseurs, priez pour nous.

Saint Clément et saint Martin, priez pour nous.
Saint Denis et Saint Germain, priez pour nous.
Saints évêques du Seigneur, priez pour nous.

V

Saint Jean-Marie Vianney, priez pour nous.
Saints ministres du Seigneur, priez pour nous.
Saint Bruno et saint Bernard, priez pour nous.

Saint Ignace de Loyola, priez pour nous.
Saint François-Xavier, priez pour nous.
Saints fondateurs et évangélisateurs, priez pour nous.

Saint Antoine et saint Benoît, priez pour nous.
Saint François et saint Dominique, priez pour nous.
Saints moines et réformateurs, priez pour nous.

VI

Sainte Jeanne-d’Arc, priez pour nous.
Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, priez pour nous.
Vous tous, vierges saintes, priez pour nous.

Saint Jean XXIII et saint Jean-Paul II, priez pour nous.
Bienheureux Christian de Chergé [1]priez pour nous.
Saint Édouard et saint Emmanuel, priez pour nous.

Saint Marcel et sainte Geneviève, priez pour nous.
Tous les saints de notre Église, priez pour nous.
Et vous tous, saints et saintes de Dieu, priez pour nous.

VII 

Montre-toi favorable, délivre-nous, Seigneur ! 
De tout péché et de tout mal, délivre-nous, Seigneur ! 
De la mort éternelle, délivre-nous, Seigneur ! 

Par ton Incarnation, délivre-nous, Seigneur ! 
Par ta mort et ta résurrection, délivre-nous, Seigneur ! 
Par le don de l’Esprit-Saint, délivre-nous, Seigneur ! 

VIII

Nous qui sommes pécheurs, de grâce, écoute-nous !
Pour qu’il te plaise de conduire et de garder ton Église, de grâce, écoute-nous !
Pour qu’il te plaise de garder dans la sainteté de ton service notre père le pape François, notre évêque Michel et tous les évêques, les prêtres et les diacres de ton Église, de grâce, écoute-nous !
Pour qu’il te plaise de mettre entre les peuples une entente et une paix sincères, de grâce, écoute-nous !
Pour qu’il te plaise de donner à tous les hommes de te reconnaître pour leur Seigneur et leur Sauveur, de grâce, écoute-nous !
Pour qu’il te plaise de nous affermir et nous garder fidèles à te servir, de grâce, écoute-nous !
Pour qu’il te plaise d’établir comme témoins de ta vérité et comme artisans de ton amour tous les consacrés, de grâce, écoute-nous !
Pour qu’il te plaise de bénir ceux que tu as appelés, de grâce, écoute-nous !
Pour qu’il te plaise de les bénir et de les sanctifier, de grâce, écoute-nous !
Pour qu’il te plaise de les bénir, de les sanctifier et de les consacrer, de grâce, écoute-nous !
Jésus, Fils du Dieu vivant, de grâce, écoute-nous !

Ô Christ, écoute-nous !
Ô Christ, écoute-nous ! 
Ô Christ, exauce-nous !
Ô Christ, exauce-nous !

 

1er novembre 2020
Solennité de tous les saints

Voici le peuple de ceux qui cherchent ta face, Seigneur. Psaume 23 (24).
N’avons-nous pas éprouvé souvent, mes frères, ce sentiment de réconfort, cette consolation, et une nouvelle énergie en pensant à nos saints, cette glorieuse assemblée présidée par Jésus, où Marie règne à sa droite, où les anges et les saints mêlés ensemble louent le Seigneur qu’ils contemplent et qu’ils possèdent. Mais ce spectacle si beau est trop beau, notre œil ne saurait l’atteindre. Celui que je vous propose aujourd’hui, c’est la vie des saints sur la terre, le spectacle même qui mettait un terme à l’angoisse du psalmiste. Les saints, avant d’être couronnés, ont lutté. Ils sont différents les uns des autres par toutes les nuances du talent, du caractère, du temps et de l’espace. Ils se ressemblent tous en ceci qu’ils ont pratiqué les vertus dans un degré héroïque. (Marie-Joseph Lagrange, Journal spirituel.)
En mémoire de Vincent, Simone et Nadine, victimes de la folie humaine.
Illustration : Tous les saints. Retable de Louis Brea. 1513. Santa Maria di Castello. Gênes, Italie. Photo Dario Grimoldi.