Écho de notre page Facebook : juillet 2019

31 juillet 2019
Saint Ignace de Loyola

Alors qu’il est au noviciat, Albert Lagrange demande à saint Ignace s’il veut bien le diriger et commence les Exercices spirituelsprécédés par une prière à la très douce Marie :

« Ô très douce Marie, ma Mère, grâce vous soient rendues : il me semble que vous m’avez rendu la paix du noviciat simple, un peu de détachement et un désir ardent de travailler pour votre gloire, d’aimer Jésus seul. Et pourtant je suis vraiment plus faible et plus engourdi que jamais : seule votre grâce Immaculée peut vivifier ces désirs de mort qui tendent toujours à la vanité. Vous avez été si bonne de me faire religieux. Je suis venu pour vous, ‘Ave Maria !’ Je resterai pour vous si vous m’en faites la grâce : mais ne permettez pas que tout cela n’aboutisse qu’à une vie naturelle et scientifique ! Ce serait trop misérable ! Enflammez-moi de votre esprit : je me donne à vous, pour être votre chose et votre instrument. Gardez tous mes frères, donnez-nous l’amour de Jésus : qu’un souffle nouveau nous embrase, et soyez éternellement  bénie ! »

Puis, il ajoute :

 

 

« Commencé les exercices de St Ignace sous la protection de la Bienheureuse Vierge Marie. Je promets à St Ignace, s’il veut bien me diriger, de ne jamais plaisanter de la Compagnie, et même de pousser à l’union. »

Marie-Joseph Lagrange, Journal spirituel, pp. 167-168, Cerf, 2014.

 

 

28 juillet 2019
Marie, Mère de la Sagesse

 

« Daignez donc, ô Mère de la Sagesse, instruire vos enfants : votre conversation n’a pas d’amertume, votre discipline est douce, vos leçons forment l’esprit et le cœur. »
(M.-J. Lagrange, Journal spirituel, p. 104, Cerf, 2014.)

 

 

22 juillet 2019
Mémoire de sainte Marie-Madeleine

Dans sa prière de feu, le père Lagrange prie au pied de la Croix de Jésus à la suite de saint Dominique tel que Fra Angelico le représente dans le cloître du couvent saint Marc de Florence (Italie). Il désire partager la foi douloureuse de la Vierge Marie, de sainte Marie-Madeleine et de saint Jean :
« Permettez moi, ô Jésus, de me tenir constamment au pied de la Croix avec votre Mère Immaculée, Ste Marie-Madeleine et St Jean. » (Journal spirituel, p. 58, Cerf, 2014. Cité par fr. Manuel Rivero o. p. dans « La dévotion du père Lagrange à sainte Marie-Madeleine » https://www.mj-lagrange.org/?p=11868)

Photo : Fra Angelico, NY Metropolitan Museum.
Dans le détail de cette oeuvre, à gauche du Crucifié, S. Augustin et S. Dominique. À droite, S. Thomas d’Aquin. Cette fresque endommagée, mais poignante, a été réalisée en 1440, lorsque Fra Angelico et ses collaborateurs décoraient le couvent de San Marco à Florence de fresques financées par Cosimo de Médicis. Cette peinture peut bien avoir été peinte pour Cosimo et enregistrée en 1492 dans l’inventaire du palais Médicis. Comme dans toutes les fresques de San Marco, des saints nés des centaines d’années après la crucifixion participent à l’événement par la méditation.

21 juillet 2019
Se rapprocher très près de Jésus. Prendre du temps. Commentaire du père Lagrange.

[Jésus] était venu pour annoncer la bonne parole, il y vaquait, et Marie, assise à ses pieds, l’écoutait. Très active, Marthe aurait suffi à la besogne, mais sa sœur se rendait-elle compte de l’importance de cet office, puisqu’elle ne venait pas l’aider […]. Quant à obliger Marie à s’occuper des soins de Marthe si opportuns qu’ils soient, le Seigneur s’y refuse : « Car Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera pas ôtée. »  Cette bonne part, la meilleure, c’est de se rapprocher très près de Jésus pour l’entendre parler au cœur. (Marie-Joseph Lagrange des Frères Prêcheurs, L’Évangile de Jésus Christ avec la synopse évangélique, p. 354, Artège-Lethielleux, 2017)

Photo : Jésus dans la maison de Marthe et Marie par Cornelis Kruseman (1853).

 

18 juillet 2019
Saint Barthélemy des Martyrs o. p. par Marie-Joseph Lagrange o.p. Journal spirituel, p. 239, Cerf, 2014.

« Il n’y aurait pas d’hérésies si l’on observait les canons.

« Voir ce que dit Grenade, Traité de l’oraison II, p. 88, cap. IV, du danger des études philosophiques, quand un jeune homme ne fait que commencer à goûter le lait de J.-C. Qui a J.-C. didicerunt mites esse et humiles corde, plus cogitando et orando proficiunt quam legendo et audiendo. Augustin, ch. 112. » [Un religieux peu exact à garder sa règle nuit plus à l’Ordre par sa tiédeur qu’il ne lui pourrait servir par une science extraordinaire.]

[Saint Barthélemy des Martyrs (1514-1590), évêque de Braga au Portugal, fut l’un des disciples du théologien Louis de Grenade. Il a été béatifié par Jean-Paul II le 7 juillet 2001.]

Photo : Saint Barthélemy des Martyrs par António André (1618-1625). Musée de Aveiro, Portugal.

 

16 juillet 2019

« Une nouvelle évangélisation est nécessaire et nous sommes tous appelés à le faire précisément. […] La mission ce n’est pas ce que nous faisons, la mission est ce que nous sommes. Et si cela est clair, tout suivra. Nous sommes des prédicateurs même lorsque nous ne prêchons pas. Nous sommes des prédicateurs même si, dans notre vieillesse, nous ne pouvons plus parler. Nous sommes des prédicateurs même si nous ne sommes pas ordonnés. Nous sommes des prédicateurs même si nous sommes malades. Nous sommes des prédicateurs même si nous menons des recherches sérieuses seuls dans nos chambres. Nous sommes des prédicateurs lorsque nous aidons les moins privilégiés. Nous sommes des prédicateurs. C’est notre identité. » Ces quelques mots ont été prononcés lors de son discours, le 13 juillet 2019, par Fr. Gerard Francisco Timoner O. P., élu 88e Maître de l’Ordre des Prêcheurs successeur de saint Dominique. Il est le premier frère asiatique à être élu à cette charge pour les neuf prochaines années. Seigneur, nous te louons !

Le père Lagrange réalisait la Parole dans l’étude et l’enseignement, actes de charité, la charité de la vérité. La Vérité étant le don par excellence. Si de nombreux saints ont servi l’humanité par des aumônes et des soins médicaux, les prêcheurs accomplissent le service de la Vérité par l’annonce de la Parole de Dieu. Pour saint Thomas d’Aquin, le but de la vie religieuse n’est rien d‘autre que la charité. « Enseigner, c’est aimer », écrivait le philosophe espagnol Joaquim Xirau (1895-1946), pour qui la transmission du savoir passe par la bonté. Enseigner l’Évangile, c’est aimer l’autre en lui donnant Dieu. L’évangélisation engendre en ce sens une nouvelle création avec des mentalités et des relations nouvelles. (extrait de « Le Père Lagrange, lumière pour la nouvelle évangélisation » par fr. Manuel Rivero, o.p.)
https://www.mj-lagrange.org/?p=3271

Photo : Fr. Gerard Francisco Timoner, O. P., 88e Maître de l’Ordre des Frères Prêcheurs.

16 juillet 2019
Le cardinal François-Xavier Nguyen Van Thuan cite le père Lagrange et sa mort exemplaire
« Jérusalem, Jérusalem »

François-Xavier Nguyen van Thuan est né au Vietnam en 1928. Ordonné prêtre en 1953, consacré évêque en 1967, il a été nommé par Paul VI archevêque coadjuteur de Saigon en 1975. Mais après quelques mois, avec l’arrivée du régime communiste, il est arrêté et incarcéré. Il a vécu treize ans en prison sans avoir été jugé ni condamné. En 1994, il est nomme vice-président du Conseil pontifical Justice et Paix. En 1998, il est nommé Président de ce Conseil où il succède au cardinal Etchegaray. En 2001, il est crée cardinal. Il meurt en septembre 2002. Sa cause de béatification est en cours.

Dans sa prédication des Exercices spirituels au pape Jean-Paul II et à la curie romaine en 1999 , il rappelle la mort exemplaire du père Lagrange au milieu de ses frères le 10 mars 1938 au couvent dominicain de Saint-Maximin (Var. France), la mort comme acte de foi et d’amour suprêmes : « Je me souviens du récit des derniers moments du père Joseph Lagrange, o.p., fondateur de l’École biblique de Jérusalem, et qui fut un exemple de courage, d’humilité et de foi dans l’épreuve (…), les mains tendues vers le haut, il s’est exclamé : « Jérusalem, Jérusalem ». Comme s’il avait vu la Jérusalem céleste. Puis, peu à peu, il a fermé les yeux, incliné la tête et expiré ».
Fr. Manuel Rivero O.P.

14 juillet 2019
Parabole du bon Samaritain (Lc 10, 25-37)
Qui est mon prochain ? commenté par le père Lagrange

Demande-le à chacun de ces trois hommes ! Les deux premiers ne s’en soucient guère. Le troisième, le Samaritain te répondra : c’est celui qui a besoin d’un secours, quelle que soit sa nationalité ou sa croyance ; à l’occasion tout homme est notre prochain, et nous sommes aussi son prochain. Le scribe ne s’y méprit pas. Celui qui savait ce qu’est le prochain, c’est celui qui a exercé la charité. Jésus lui dit : « Va, toi aussi fais de même. » Quelle date dans l’histoire de l’humanité que ce simple dialogue ! (L’Évangile de Jésus Christ avec la synopse évangélique, p. 353, Artège-Lethielleux, 2017.)
Photo : Le Bon Samaritain par Josep Tapiró i Baró (1836-1913).
Légende en vietnamien : Ai là ngưòi thân cận của tôi ? = Qui est mon prochain ?

13 juillet 2014
Bon samedi en ce 13 juillet, depuis le Chapitre général de l’Ordre des prêcheurs au Vietnam. Nous aurons ce matin la messe du Saint Esprit avant l’élection du Maître de l’Ordre. Avec ma prière pour la cause de béatification du père Lagrange et pour son rayonnement dans l’Eglise et le monde. Fr. Manuel.

11 juillet 2019
Belle fête de saint Benoît, maître de la paix intérieure dans l’amour et la prière. Depuis Bien Hoa (Vietnam). Fr. Manuel

11 juillet 2019
La récompense promise au détachement (Mt 19, 27-29)

L’évangile de saint Matthieu de ce jour illustre bien la joie des frères dominicains réunis actuellement en chapitre à Biên Hòa au Vietnam. Le père Lagrange rappelle les termes de ce passage de l’évangile de saint Mathieu et le commente : « Nous avons tout quitté et nous t’avons suivi ! » Et aussitôt les paroles graves, chargées de pressentiments, se font encourageantes et découvrent un joyeux avenir : « En vérité, je vous le dis,  nul n’aura quitté maison, frères, sœurs, mère, père, enfants ou champs à cause de moi et à cause de l’Évangile, qui ne reçoive le centuple dès maintenant, de ce temps, en maisons, frères, sœurs, mères, enfants et champs ! ». Une ombre cependant, car nommer l’évangile, c’est annoncer des contradictions, il faudra donc compter aussi avec les persécutions. Mais la récompense toute pure est dans le siècle à venir, et c’est la vie éternelle. En faisant cette promesse aux siens, Jésus parlait en Dieu qui dispose de l’avenir, par le don de la vie éternelle, et même par l’assistance et la consolation offertes dans des familles spirituelles à ceux qui ont tout quitté pour le suivre […]. (Marie-Joseph Lagrange o.p., L’Évangile de Jésus Christ, p. 438, Artège-Lethielleux, 2017.)

 

10 juillet 2019

 

 

6 juillet 2019
En ce jour de la mémoire de la bienheureuse Vierge Marie
fr.Manuel Rivero, O. P., président de l’association des amis du père Lagrange, est parti à destination de Biên Hòa au Viet Nam où s’ouvre le chapitre général OP 2019.
https://capitulumgeneraleop2019.net/fr/category/francais/

Le rôle de la Vierge Marie dans l’intelligence des Écritures par fr. Marie-Joseph Lagrange, o. p. dans son Avant-propos au Commentaire de l’évangile selon saint Jean :

« Il sied d’être timide à la suite d’Origène. Osons le dire : les évangiles sont la part choisie de toutes les Écritures, et l’évangile de Jean est la part choisie parmi les autres ; nul ne peut en acquérir l’esprit s’il n’a pas reposé sur la poitrine de Jésus, et s’il n’a reçu de Jésus Marie pour sa mère. Le nom de Marie, cependant, ranime la confiance. C’est par elle que nous implorons la lumière surnaturelle nécessaire à l’intelligence, quelle qu’elle soit, d’un livre si chargé de sens divins. » (cité par fr. Manuel Rivero, o.p. dans son livre La spiritualité mariale du Père Lagrange. Méditations des mystères du Rosaire, p. 37, Cerf, 2012.

Photo : Notre-Dame de La Vang – Viet Nam
Đức Mẹ La Vang
Thánh địa hành hương Việt Nam

 

3 juillet 2019
Thomas. La foi au ressuscité par le P. Marie-Joseph Lagrange O.P.
« Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. »

Plusieurs apôtres avaient douté, surtout du témoignage de la Magdeleine ou des femmes. La première tradition n’a désigné personne. Jean ne vit pas d’inconvénient à nommer Thomas, qui fut sans doute le plus récalcitrant, et il appliqua sa méthode de retenir un cas unique mais de le mettre dans tout son jour, pour en tirer une grave leçon sur les conditions de la foi. […] Thomas est encore nommé Didyme, et l’on a voulu voir dans ce nom un symbole de son caractère ; il serait celui qui est partagé en deux, qui ne croit pas facilement. Mais ne signifie pas une personne divisée d’avec elle-même. […] Thomas décidément incrédule, rentra chez lui, si même il n’avait pas refusé de venir. Thomas se refuse même à croire au témoignage de ses frères et répond mot pour mot à leur récit enthousiaste par une froide dénégation. Il ne s’en rapportera qu’au témoignage de ses sens. […]  « Paix à vous ! ». C’est tout d’abord à Thomas que Jésus s’adresse : indiquant d’une main son autre main percée, il invite Thomas à y mettre le doigt, et comme celui-ci demeure immobile il ouvre ses deux mains et lui montre la trace des clous, il l’invite même à mettre sa main dans son côté. Ainsi daigne-t-il consentir à l’épreuve du toucher à laquelle Thomas attachait tant de prix. […] Cependant à cette condescendance il joint un avertissement bien mérité : « ne deviens pas incrédule », car Thomas ne l’avait que trop été, mais comme nous disons « ne fais pas » l’incrédule, mais fidèle. Il n’y a aucun indice que Thomas ait usé de la permission. C’eût été trop fort. Son mouvement n’est pas de faire ce qu’on lui offre, mais de reconnaître la divinité de Jésus, car c’est bien à lui qu’il parle.

Jésus avait fait connaître sa nature divine, mais personne encore dans l’évangile ne lui avait donné ce titre, qu’il avait revendiqué mais non pas sous ce terme exprès. Il jaillit de l’évidence de la résurrection, et sur les lèvres de l’incrédule Thomas, le premier : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (L’Évangile selon saint Jean, pp. 516-519, Lecoffre-Gabalda, 1936. L’Évangile de Jésus Christ avec la synopse évangélique, pp. 638-639,  Artège-Lethielleux, 2017.)