Dans son bulletin annuel d’information, n° 27, Avril 2013, l’Association de soutien à la tradition des saints de Provence : Marie-Madeleine, Marthe, Lazare, Maximin, Marie Jacobé, Salomé et leurs compagnons, a fait paraître un bel l’article relatant l’inauguration du rond-point et de l’avenue dédiés au P. Lagrange. Voir ci-dessous. Nous l’en remercions.
Le 27 mars 2013, un élève du P. Lagrange béatifié par le pape François
Béatification de Padre Giuseppe Girotti, OP
He was a student of the Servant of God Marie-Joseph Lagrange, OP
http://www.op.org/en/content/blessed-giuseppe-girotti-another-dominican-saint-making
http://www.santiebeati.it/dettaglio/91403
Le Père Lagrange ne manquait pas d’humour…
L’humilité du pape François, du saint Curé d’Ars, du père Lagrange
Plus tard…
Des trois années initiales qui précédèrent sa première communion, le 27 mai 1866, les notes intimes ne signalent guère que les contretemps périodiques imposés par la maladie et le goût prononcé pour la lecture, non sans une tendre piété persévérante envers la Sainte Vierge dont il aimait à réciter le petit Office. Mais à partir de ce qu’elles nomment « le début de l’âge ingrat », durant sa classe de cinquième, elles sont empreintes d’une humble amertume sur l’envahissement néfaste de la vie personnelle consciente de son être et de ses sentiments :
« Je ne puis songer à ces années sans une indicible émotion. Rien n’égale le charme de ce commencement de la vie naturelle, si ce n’est le commencement de la vie en Dieu … Dieu m’attirait à lui par tant d’impressions de piété ; mais le charme de vivre, de penser, d’aimer la littérature, l’histoire, et peut-être aussi ce levain de paganisme que dépose en nous la plus pieuse des éducations modernes me faisaient dire : « Plus tard ! ».. Je craignais Dieu ; j’évitais ce me semble de l’offenser mortellement ; mais quel entraînement, quel élan de la pensée vers les merveilles de la nature, de la poésie, de l’art ! … »
(Louis-Hugues Vincent : Le Père Marie-Joseph Lagrange. Sa vie et son oeuvre, éd. Parole et Silence, 2013, p. 24.)
21 avril : Journée mondiale de prière pour les vocations
8 avril 2013. Solennité de l’Annonciation du Seigneur
La Vierge Marie, disciple et missionnaire, image de l’Église, a été le modèle et le soutien du père Lagrange… Il aimait célébrer la fête de l’Annonciation, « fête de la racine », événement fondateur du christianisme qui eut lieu sans témoins publics. La spiritualité mariale du père Lagrange constitue la racine cachée de sa foi dans son labeur d’interprète de l’Écriture sainte. Il vivait avec la Vierge à qui il parlait comme un ami parle à son ami, comme un fils parle à sa mère.
(Manuel Rivero, o.p., Le Père Lagrange et la Vierge Marie. Méditations des mystères du Rosaire. p. 15-16. Éd. du Cerf. Paris. 2012.)
L’École biblique de Jérusalem sur la chaîne KTOTV
On a coutume de dire que Jérusalem est une Bible à ciel ouvert. C’est l’idée qui prédestinait à la création de la prestigieuse Ecole biblique et archéologique française. Fondée en 1890 par un Dominicain, le père Marie-Joseph Lagrange, l’Ecole biblique a pour vocation d’étudier la Bible sur le terrain. On lui doit notamment la publication de la Bible de Jérusalem, mais aussi la traduction de certains manuscrits de la mer Morte.
http://www.dailymotion.com/video/x99gqd_lecole-biblique-de-jerusalem_news#.UVnmUr_pSJk
Le père Marie-Joseph Lagrange, un homme de chez nous! Conférence donnée par fr. Manuel Rivero, o.p. le 23 février 2013
Sur le site du diocèse de Bourg-en-Bresse, à l’occasion de la conférence donnée par fr. Manuel Rivero, o.p., le 23 février 2013.
http://catholique-belley-ars.cef.fr/Le-Pere-LAGRANGE-un-homme-de-chez-nous.html
Étudier pour le salut des âmes par fr. Manuel Rivero o. p.
Le martyre des frères cisterciens de l’Atlas a secoué la conscience de l’humanité. Un livre récent a mis en lumière la vie et le travail comme médecin de l’un d’entre eux, le frère Luc, qui a consacré son existence au service des malades en Algérie. À l’occasion de ses 80 ans, le frère Luc a reçu comme cadeau deux fois dans la même journée la biographie du père Lagrange écrite par son disciple, le philosophe Jean Guitton, de l’Académie française : « Les manifestations autour du doyen se poursuivent le lendemain, en présence de l’ami de toujours, le père Carmona et de Mgr Teissier. Puis l’archevêque d’Alger offre à l’octogénaire la biographie du père Lagrange par Jean Guitton… Quelques heures plus tard, frère Luc a repris ses consultations, et un patient lui fait la joie de lui offrir un livre : Portrait du père Lagrange, par Jean Guitton, que le malade avait déniché dans une librairie d’Oran » (Christophe Henning, Dom Thomas Georgeon, Frère Luc, biographie, moine, médecin et martyr à Tibhirine, Paris, Éditions Bayard, 2011, p. 106).
Le père Lagrange avait mené le combat pour la vérité. Il n’avait pas étudié pour étudier mais pour répondre aux questions fondamentales posées par ses contemporains sur la dimension surnaturelle de la Bible. À ceux qui lui reprochaient de ne pas soigner son style littéraire, le fondateur de l’École biblique de Jérusalem répondait en citant les soldats qui n’ont pas le temps d’astiquer leurs bottes quand ils doivent partir sur le chemin du combat. Le frère Luc, à sa manière, a mené le combat de la foi et du dialogue interreligieux par l’exemple et par la parole. Mgr Tessier et le patient qui lui ont offert la biographie du père Lagrange pour ses 80 ans ont dû saisir le point commun qui unissait ces deux hommes : la passion pour la vérité et pour la paix.
À Jérusalem, le 15 novembre 1890, le frère Marie-Joseph Lagrange, âgé de 35 ans, avait fondé une école pratique d’études bibliques. Au lieu de s’enfermer dans la bibliothèque du couvent Saint-Étienne, « le nouveau saint Jérôme », traversait le désert pour faire de l’histoire « avec des documents et des monuments ».
L’étude de la doctrine sociale de l’Église doit aller de pair avec des stages sur le terrain. Nos frères dominicains aux États-Unis envoient les étudiants en stage en veillant à l’accompagnement et à la rédaction d’un rapport qui rend compte de l’expérience et de l’articulation vécue entre la doctrine sociale de l’Église et les situations souvent dramatiques des gens. Un véritable travail théologique d’interprétation est à faire sur le terrain. Ayant découvert la méthode des récits de vie au Centre de pastorale de nos frères dominicains à Montréal, je l’ai appliquée principalement avec de jeunes étudiants en Haïti de manière à relire et interpréter les chocs et les changements provoqués par le séisme du 12 janvier 2010. Ces jeunes Haïtiens m’ont fait part du progrès psychologique et spirituel éprouvé en rédigeant leur récit de vie. La revue dominicaine Lumière et vie a publié un article qui résume cette expérience : « Vivre et croire en Haïti après le séisme de 2010 »






